18/10/2024 : Conférence, PhiloSitué-es

J’ai le privilège d’avoir été invitée à assumer la 62e conférence de PhiloSitué-es.

Quand : Vendredi 18 octobre 2024, 15h30
Où : W-5215, département de philosophie, université du Québec à Montréal
455 boul. René-Lévesque Est, Montréal (Québec), H2L 4Y2

La conférence sera donnée en français. Les questions pourront être posées en français ou en anglais.

Titre de la conférence: « Recherche universitaire et biens publics : réflexions sur la production et la diffusion des savoirs ».

Résumé de la conférence : Les discours politiques et institutionnels mettent de l’avant les contributions des universités au bien public. C’est une des raisons invoquées pour justifier le financement public des activités de recherche et d’enseignement. Les organismes gouvernementaux de financement de la recherche et les plans stratégiques des universités expriment tous la volonté de développer des liens plus étroits entre les universités et la société dans la production et la diffusion de la recherche. Non seulement la recherche reste pour le moins peu connue du grand public, mais les données connues sur les pratiques savantes dans les milieux universitaires et les incitatifs mis en place suggèrent plutôt que la production et la diffusion de la recherche restent au service des milieux scientifiques experts. En effet, les professeurs et les professeures d’université ont avantage à prioriser leurs recherches (plutôt que leur enseignement ou leurs services à la collectivité), à viser la publication dans des revues prestigieuses et à entretenir une communauté de recherche experte à l’international. Dans ces conditions, la recherche universitaire contribue-t-elle encore au bien public ?

Je défendrai que la recherche est elle-même un bien public et que son échec de diffusion au grand public est un problème pour l’institution universitaire. La recherche doit être comprise à partir de son apport à la production de connaissances et le groupe de participation à cette entreprise s’étend hors des murs universitaires. Je soutiendrai que les universités n’ont pas de bonnes raisons de la garder au seul usage des membres de l’institution et, qu’à ce compte, la diffusion de la recherche au grand public doit faire partie des finalités de l’université.